Maintenir des haies diversifiées

09/04/2024

Le printemps 2024

 

Le printemps 2024 s’annonce de bonne heure. Déjà, en février, dans certaines régions, des bourgeons commençaient à s’ouvrir, de même que les premières fleurs, avec des températures dépassant les 10°C. En campagne et notamment dans les secteurs de grandes cultures, comment les premiers insectes pollinisateurs peuvent trouver pitance. Les colzas sont seulement en fleurs.

Les insectes en hiver

Mais déjà, comment les insectes, qu’ils soient auxiliaires ou ravageurs, ont-ils passé l’hiver ?

Peu, en fait, dépensent leur énergie à migrer ; tout au plus, certains vont se déplacer sur quelques dizaines de km pour trouver un site d’hivernage qui leur convienne. Seules certaines espèces sont de plus grandes migratrices. La plupart de nos insectes privilégient donc un repos hivernal, sous formes d’œufs ou d’adultes, sur place. Des pucerons ravageurs en grandes cultures vont ainsi passer la mauvaise saison à l’état d’œufs, bien à l’abri au sein d’arbres ou d’arbustes de genre Prunus ou Rosa par exemple. Ainsi, les bons sites d’hivernage pour la plupart des insectes volants, ravageurs ou auxiliaires, sont les haies bien denses et diversifiées, tout comme les strates herbacées ou encore du bois mort, du sous-bois et même nos bâtiments. Pour les espèces se déplaçant au sol type carabes ou taupins, ils s’abritent en descendant en profondeur. Pour tous, même de très basses températures ne leur font pas peur.

Abeilles

Développer la biodiversité

Dès que la fin d’hiver s’annonce avec, comme dit précédemment, des températures qui s’adoucissent (au-dessus de 10 °C), certaines espèces auxiliaires comme les syrphes, les chrysopes ou les minuscules guêpes parasitoïdes, ont besoin de fleurs. Ces premières fleurs de fin d’hiver, ils vont les trouver, là encore, le plus souvent, dans les haies et autres bosquets ou lisières de bois, via des espèces comme les noisetiers ou les saules. A mesure que le printemps s’installe, le nombre de fleurs disponibles va s’accentuer avec les genre Prunus (pommiers, poiriers, prunelliers…) qui prennent le relais. Viendront ensuite la luzerne, les orties, le colza… D’où la nécessité d’avoir, au sein des fermes, d’autant plus en grandes cultures et à proximité des parcelles, de telles ressources, permettant, tout au long de l’année, de pourvoir aux besoins d’une biodiversité alliée.

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